• Le béluga ou bélouga (Delphinapterus leucas), appelé également baleine blanche, dauphin blanc et marsouin blanc, est une espèce de cétacé de la famille des Monodontidae vivant dans l'océan Arctique. Il dispose d'un des sonars les plus sophistiqués de tous les cétacés. Ce sonar lui est indispensable pour s'orienter et se repérer dans les canaux de glace immergés, qui forment un véritable labyrinthe.

    Le béluga peut atteindre 6 m de long. il est plus grand que la majorité des dauphins. Les mâles adultes sont généralement 25% plus grands et plus lourd que les femelles. Ils peuvent mesurer 5,5 m, et peser jusqu'à 1,5 t (exceptionnellement 2 t). Les femelles mesurent jusqu'à 4,1 m pour environ 1 t. Les bélugas nouveau-nés, appelés familièrement « veaux » ou « bleuvets », mesurent environ 1,50 m de long pour un poids de 80 kg.

    Il est difficile de confondre le béluga avec un autre cétacé à taille adulte. Il possède une crête dorsale, résultat de l'atrophie de l'aileron dorsal, et est entièrement blanc, à l'inverse des jeunes bélugas qui sont bruns, puis gris. Il a un bec très court et une bouche large.

    Le béluga appartient au genre Delphinapterus (du grec ancien δελφίν, delphín (dauphin), du préfixe ἀ-, a- (dit « privatif ») et de πτερόν, pteron (aile), « dauphin sans ailes ») en raison de l'absence d'aileron dorsal. Les scientifiques pensent qu'il s'agirait d'une adaptation qui leur permettrait de briser les glaces pour respirer à la surface, ou de réduire la surface de peau pour réduire la dissipation de la chaleur.

    La maturité sexuelle intervient à l'âge de 6 à 9 ans pour les mâles, et de 4 à 7 ans pour les femelles. Les mères donnent naissance à un unique petit au cours du printemps suivant la période de gestation d'une durée de quinze mois. Les petits bélugas sont uniformément gris foncé ; mais cette coloration s'éclaircit avec l'âge, allant de bleu à gris, jusqu'à ce qu'ils prennent enfin leur couleur blanche typique à l'âge de neuf ans pour les mâles et sept ans pour les femelles. Les petits restent sous la protection de la mère deux ans durant. L'accouplement du béluga n'est pas très bien connu ; il survient probablement au cours de l'hiver ou au tout début du printemps, quand les groupes de bélugas sont encore dans leur territoire hivernal ou au début de leur période de migration. Cependant, l'accouplement semble survenir à d'autres périodes également. Un béluga vit en moyenne trente ans. Sa longévité maximale est supérieure à 50 ans.

    Le béluga est très sociable. Il se déplace en groupes subdivisés en sous-entités habituellement composées d'animaux du même âge et du même sexe. Les mères et leurs petits intègrent généralement des groupes restreints. Lorsque les nombreuses sous-entités se rejoignent dans les estuaires, l'on peut dénombrer des milliers d'individus ; ce qui représente une proportion significative de la population mondiale des bélugas et les rend d'autant plus vulnérables à la chasse.

    Ce mammifère marin nage relativement lentement et se nourrit majoritairement de poissons ; il mange également des céphalopodes (pieuvres, calmars...) et des crustacés (crabes, crevettes...). Il chasse cette faune des fonds marins généralement jusqu'à 300 m, bien qu'il puisse atteindre deux fois cette profondeur. Pour se nourrir, le béluga plonge généralement de 3 à 5 minutes, mais il peut retenir sa respiration pendant 20 minutes.

    Le béluga est capable d'émettre un large éventail de sons passant par les sifflements, les claquements, les tintements et autres couics. C'est ce qui lui vaut son surnom de «canari des mers». Certains chercheurs qui ont écouté un groupe de bélugas ont décrit cela comme un orchestre à cordes s'accordant avant un concert. Les scientifiques ont isolé une cinquantaine de sons particuliers, la plupart situés dans une gamme de fréquence allant de 0,1 à 12 kHz. Enfin, certains béluga seraient en mesure d’émettre des sons dont la ressemblance avec la voix humaine est frappante.

    Leurs principaux prédateurs naturels sont l'ours blanc et les orques. Lorsque les bélugas sont piégés par les glaces, les ours les assomment d'un coup de patte et les hissent sur la banquise pour les achever.

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  • Le dugong (Dugong dugon, du malais duyung) est une espèce de mammifère marin au corps fuselé, vivant sur les littoraux de l'océan Indien et de l'océan Pacifique ouest. Il fait partie, avec les trois espèces de lamantins, de l'ordre des siréniens. C'est l'une des rares espèces de mammifères filtreurs, c'est-à-dire se nourrissant en filtrant l'eau et le sédiment superficiel (à la différence des cétacés à fanons qui se nourrissent en pleine eau).

    Depuis la disparition de la rhytine de Steller, c'est la seule espèce vivante de la famille des Dugongidae.

    Ce mammifère marin herbivore, appelé aussi vache marine ou halicore, caractérisé par une dent allongée à l'avant de la face, mesure 3 à 4 m de long et peut atteindre 500 kg.

    Son museau se termine par une sorte de petite trompe élargie, et il possède une paire de petites défenses, peu visibles. Il vit jusqu'à 70 ans.

    La nageoire caudale du dugong, contrairement à celle du lamantin en forme de palette arrondie, est de forme triangulaire et présente un sillon médian. Elle ressemble en cela à la queue des cétacés. Ces animaux, herbivores, broutent la végétation se trouvant sur les fonds peu profonds et généralement très près des côtes où ils vivent. Un adulte a besoin de 30 à 40 kg de nourriture chaque jour. Il contribue cependant directement à l'épanouissement des fonds marins car la végétation prospère plus rapidement après son passage. Il contribue aussi au brassage des fonds marins ce qui favorise également le développement de la faune locale. La maturité sexuelle pour un dugong a lieu aux alentours de 10 ans. La femelle a un petit tous les 4 à 5 ans. Après une gestation de 12 à 14 mois, la femelle met bas un seul petit qui mesure 1,20 m, pèse 20 à 35 kg et ne sera sevré (fin de la lactation) que 18 mois plus tard.

    L'animal vit seul ou en petits groupes.

    Le dugong émet de petits sifflements, on dit qu’il chante (comme le Lamantin).

    Répartition :

    Description de l'image Dugong-range.png.

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  • L'ours blanc (Ursus maritimus), aussi connu sous le nom d'ours polaire, est un grand mammifère carnivore originaire des régions arctiques. C'est, avec l'ours kodiak, le plus grand des carnivores terrestres et il figure au sommet de sa pyramide alimentaire.

     

    Parfaitement adapté à son habitat, l'ours blanc possède une épaisse couche de graisse ainsi qu'une fourrure qui l'isolent du froid. La couleur blanche de son pelage lui assure un camouflage idéal sur la banquise et sa peau noire lui permet de mieux conserver sa chaleur corporelle. Pourvu d'une courte queue et de petites oreilles, il possède une tête relativement petite et fuselée ainsi qu'un corps allongé, caractéristiques de son adaptation à la natation. L'ours blanc est un mammifère marin semi-aquatique, dont la survie dépend essentiellement de la banquise et de la productivité marine. Il chasse aussi bien sur terre que dans l'eau. Son espérance de vie est de 15 a 30 ans.

     

    Cette espèce vit uniquement sur la banquise autour du pôle Nord, au bord de l'océan Arctique. En raison du réchauffement climatique et du bouleversement de cet habitat, les populations d'ours blanc sont globalement en déclin et l'espèce est considérée comme en danger. On estime que la population d'ours blancs serait comprise entre 20 000 et 25 000 individus.

    Animal charismatique, l'ours blanc a un fort impact culturel sur les peuples inuit, qui dépendent toujours de sa chasse pour survivre.

    L'ours blanc possède la morphologie d'un ours typique : un corps imposant, une fourrure abondante, une grande tête rectangulaire, de petites oreilles arrondies, une courte queue et des pattes puissantes et épaisses. Ses yeux, son museau, ses lèvres, sa peau et ses coussinets sont noirs. Sa principale particularité est d'être le seul ours à manteau blanc.

     

    Par rapport à l'ours brun, l'ours blanc a un corps plus long, tout comme son cou et son crâne, mais des oreilles plus petites. Le profil de l'ours blanc est également différent, avec un museau plus proéminent.

    L'ours blanc est, avec l'ours kodiak, le plus grand carnivore terrestre vivant. Ils ont une hauteur de 1 à 1,5 mètre au garrot. Les mâles adultes pèsent généralement entre 400 et 600 kg mais peuvent parfois atteindre les 800 kg pour une taille de 2 à 3 mètres de long. L'ours blanc présente un dimorphisme sexuel important : généralement deux fois plus petites que les mâles, les femelles pèsent de 200 à 350 kg et mesurent de 1,8 à 2 mètres. À la naissance, les oursons ne pèsent que 600 à 700 grammes. Le record de masse pour un ours blanc est actuellement de 1 102 kg.

     

    L'ours blanc a des prises de poids assez spectaculaires. Par exemple, au Canada, un ours blanc femelle a pris plus de 400 kg en neuf mois. En novembre, elle pesait 92 kg, mais au mois d'août, elle a été pesée à 505 kg. Ceci s'explique par les graisses de phoque qui sont mangées au printemps.

     

    Des données récentes suggèrent que la masse des ours blancs décline. Ces données peuvent être prises comme une indication des pressions qui pèsent sur eux. Une étude de 2004 de la National Geographic Society a montré que la masse des ours blancs, en moyenne, était inférieure de 25 % à leur masse dans les années 1970. Pour exemple, en 2007, les femelles de la baie d'Hudson avaient une masse moyenne de seulement 230 kg, contre 300 kg dans les années 1980.

    Leur masse ne les empêche pas d'être très véloces sur la terre ferme. Ils peuvent sans problème être plus rapides qu'un homme à la course.

     

    L'ours blanc est immédiatement reconnaissable à sa fourrure blanche qui lui permet de se camoufler dans le paysage arctique. En réalité, les poils ne sont pas pigmentés en blanc : ils sont non pigmentés, donc incolores, translucides et creux, c'est la réflexion de la lumière visible sur la surface interne de ces poils creux qui les fait apparaître blancs. À la différence d'autres mammifères arctiques (tels que le renard arctique), il ne change jamais ce pelage pour une couleur plus foncée en été. Sous son pelage blanc, l'ours blanc a une peau complètement noire ce qui lui permet d'absorber l'énergie lumineuse de façon optimale.

    Une caractéristique intéressante de sa fourrure est qu'elle absorbe les rayons violets et ultraviolets, c'est pourquoi elle a souvent des reflets jaunâtres. Certains zoologistes ont émis l'hypothèse que les poils transparents de l'ours blanc seraient des sortes de fibres optiques captant et conduisant la lumière vers la peau noire de l'ours pour l'aider à rester au chaud, mais cela est contredit par des études plus récentes. En fait, les poils ne laissent passer que 1/1000e de la lumière reçue, ce qui serait dû aux protéines de kératine composant les poils et qui ont la propriété d'absorber les ultraviolets.

    L'ours blanc renouvelle sa fourrure de mai à août. La fourrure est habituellement de 5 à 15 centimètres sur la majeure partie du corps. Cependant, sur les pattes antérieures, les mâles ont des poils plus longs qui grandissent en longueur jusqu'à l'âge de 14 ans. On suppose que cela est une forme d'attrait pour les femelles, à la manière de la crinière du lion.

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  • La famille des Phocidés (Phocidae) comporte 18 espèces actuellement vivantes, de la classe des mammifères, incluant notamment les vrais phoques et les éléphants de mer. L'espèce la plus connue est celle du phoque commun, qui a donné son nom à la famille (« phoque » vient du latin phoca et du grec phôkê (φώκη), qui signifient « veau marin »). Un mâle de cette espèce mesure en moyenne 1,55 m avec un poids de 90 kg. Pour les femelles, la taille moyenne est de 1,45 m avec un poids de 70 kg. Il vit dans les eaux tempérées et subarctiques. En hiver, il vit principalement sur la banquise.

    D'une longueur de 1 à 6 m, selon les espèces, les phoques ont le corps fusiforme. Leurs membres antérieurs, très courts, sont transformés en palettes natatoires. Les membres postérieurs qui ne peuvent se replier sous le ventre déterminent le mode de locomotion : à terre ou sur la glace, les phoques progressent par reptation en s'aidant de leurs deux membres antérieurs (alors que les autres pinnipèdes, otaries et morses, se servent de leurs quatre membres) faisant des pauses dans leur déplacement terrestre entre chaque phase de mouvement ; en mer, bons nageurs, ils se déplacent en godillant. Les phoques sont carnivores et leur alimentation se compose essentiellement de poissons côtiers. Visuellement, le phoque se différencie aisément de sa cousine l'otarie :

    • absence de pavillon au niveau de l'oreille, on note juste la présence du conduit auditif ;
    • la propulsion est assurée par les nageoires postérieures dans un mouvement similaire à celui de la grenouille, ou par un mouvement de godille ;
    • la direction est assurée par les nageoires antérieures ;
    • en dehors de l'eau, le corps ne peut se redresser sur ses nageoires pectorales, au contraire des otaries.

    Comme les cétacés, les phoques ont perdu certains pigments rétiniens au cours de l'évolution, ce qui fait que pour eux, l'eau n'apparait pas bleue. Ces deux groupes d'espèces étant assez éloignés, le fait qu'ils soient tous deux touchés plaide à la fois pour une évolution convergente et un avantage adaptatif de ce trait dans l'environnement visuel marin.

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  • La murène commune (Muraena helena) est une espèce de poisson de la famille des Muraenidae.

    Son corps anguilliforme, robuste et légèrement comprimé latéralement, surtout dans sa partie postérieure. La tête est courte, massive, à profil bombé. Les dents sont longues et pointues. Les nageoires pectorales et ventrales sont absentes ; la dorsale se prolonge sans discontinuité par les nageoires et la queue. La peau, dépourvue d'écailles, est lisse et épaisse. Adulte peut atteindre 1,50 m de longueur. Elle se nourrit de poissons et poulpes. Nocturne, elle se nourrit aussi de cadavres et de déchets. Sa morsure n’est pas venimeuse mais n’en est pas moins douloureuse en raison de la finesse de ses dents. Néanmoins, après avoir été mordu par une murène, il est nécessaire de consulter un médecin car une morsure de murène peut s'infecter sérieusement, leurs dents étant garnies de bactéries et de germes. Est agressive, elle peut mordre si elle se sent menacée. Animal isolé et territorial. En raison de leurs mœurs nocturnes, la reproduction des murènes est encore mal connue. On sait que la phase de reproduction se déroule l'été (de juillet à septembre). Les œufs produisent des larves transparentes et plates, les leptocéphales, qui flottent au gré des courants pendant environ un an, en même temps que le plancton.

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